Biarritz For Ever

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 26 avril 2009

LIVRE: Objets & Saveurs du Pays Basque

    J'ai eu la chance de recevoir un tirage du livre "Objets & Saveurs du Pays Basque" par Jacques Pavlovsky et Olivier Mony.
Le livre propose pour chacun des 50 objets basques un récit court mais souvent plein d'humour et de nostalgie, tel celui, très beau, sur la lauburu (croix basque), et en face une photographie toujours très soignée. Jacques Pavlovsky que j'ai eu la chance de rencontrer et interviewer par deux fois est pour moi une référence humaine de patriote basque qui porte sont pays dans le sang, et qui a su, après ses nombreux voyages en tant que photographe de guerre, utiliser ses ressources pour s'adonner à l'un de ses plus grand plaisir, s'occupper de son domaine à Urrugne, et traiter ses pottoks avec amour, humour et sincérité.

Résumé :

Chacun son Pays Basque ! Euskal Herria peut s'appréhender de mille manières. C'est à travers 50 objets, saveurs, animaux ou sites emblématiques que le photographe Jacques Pavlovsky et l'écrivain Olivier Mony loin du simple folklore, ont voulu dessiner les contours intérieurs de cette région à l'histoire si riche, à cheval sur la France et l'Espagne, entre terre, mer et montagne. Objets du quotidien comme l'abarka, la vaisselle basque ou l'espadrille ; magnifique cadeau en signe de bienvenue comme le makhila ; produits typiques comme le piment d'Espelette ou le jambon Ibaïona ; éléments de l'art de vivre comme le ttun-ttun, les pelotes basques ou les cuirs cloutés de chez Laffargue ; sites majeurs comme le Guggenheim de Bilbao ou le Rocher de la Vierge à Biarritz, chacune des photographies de ce beau livre se veut ainsi un hommage rendu à l'identité et au peuple basques. En regard, les textes, moins informatifs que littéraires, évoquent l'histoire et la dimension imaginaire de Chiquito de Cambo et de sa chistera, des macarons d'Adam ou des kanougas de Pariès... Immergé dans cette ambiance si particulière, le lecteur s'attardera devant le pottok sur les pentes de la Rhune, et les gourmands, qui sont passés à Bayonne et qui en ont rêvé toute l'année, retrouveront la tasse de chocolat de chez Cazenave, sous les Arceaux, accompagnée de toasts, beurre et petit pot de crème Chantilly.

A propos des auteurs :

Jacques Pavlovsky est né à Saint Jean de Luz d'un père d'origine russe, grand architecte de la Côte Basque. Photojournaliste de l'agence Sygma, il a couvert les grands événements qui ont secoué la planète. Il vit aujourd'hui à Urrugne, son pays natal, le berceau qu'il aime, celui d'où partent ses racines, la lumière et la mer, les vagues, le ciel tourmenté, les sentiers de la montagne et les chênes de sa maison.
Olivier Mony vit à Bordeaux. Critique littéraire à Sud Ouest Dimanche et au Figaro Magazine, il a reçu le prix Hennesy du journalisme littéraire en 2007. Auteur de Un Dimanche avec Garbo c'est un familier du Pays Basque.

Ce livre est disponible sur Amazon :

mercredi 17 décembre 2008

Mikel Laboa, le poète, est décédé

Sa vie, sa vie de poète, sa vie de pédopsychiatre, sa vie de pédiatre consacrée aux enfants autistes, son exhortation à la vie, l'incantation à la vie que porte chacune de ses chansons, sont connues dans le monde entier. Joan Baez a chanté Mikel Laboa. Bob Dylan a voulu partager la dernière scène de Mikel Laboa. C'était le fameux "Concert pour la paix" sur la plage de Donostia, le 11 juillet 2006. La Kelly Family, oui, les Irlandais d'Amérique, l'a inscrit à son répertoire. On s'interrogera plus tard sur le silence très compréhensible qui a entouré dans nos contrées la mort de Mikel Laboa. Un silence tricoté d'ignorance et de mépris.

mikel laboa

Né à Pasaia (province du Guipúzcoa), le 15 juin 1934, gravant son premier 45-tours à Bayonne en 1964, Mikel Laboa est mort le 1er décembre à Donostia Saint-Sébastien. Chanteur emblématique du Pays Basque, il chantait ceci, de Josean Artze : "Si je lui avais coupé les ailes/Il aurait été à moi/Il ne serait pas parti/Mais ainsi, il n'aurait plus été un oiseau/Et moi/C'est l'oiseau que j'aimais." Artze, dont Laboa a mis onze poèmes en musique, dit de son ami : "Il nous a indiqué trois voies : la recherche de la chanson ancienne, celle que nous avions tous oubliée, à laquelle il donnait une touche très personnelle. Puis, la poésie contemporaine et les textes empruntés à Bertolt Brecht ou Joyce. Et, enfin, cette percée expérimentale, faite de cris et de sons inventés, que l'on retrouve dans ses grandes séries autour du nom du port de Leikeitio."

Lire plus ici...